dimanche 10 juin 2007

Vendredi 8 Juin : Train Manakara - Fianarantsoa

Ce matin le lever est à 5 heures, c'est encore pire ! Le soleil n'est même pas lévé.
Bien que trop payé la veille, le tireur de pousse-pousse est là à l'heure.

Trajet cahin caha jusqu'à la gare. Il n'est que 6h20, mais la foule est très très dense. Cette ligne est la dernière en fonctionnement pour les voyageurs à Madagascar.
Je m'immice avec légereté et délicatesse dans le hall de la gare. Il est rempli de sacs de riz et de paniers de bananes. A un moment, la foule se met en mouvement et prend d'assaut les marchandises stockées. Chacun marque plusieurs paniers de bananes ou sacs de riz. Je n'ai pas clairement compris le fonctionnement.
Ca ressemble à une application concrète de la théorie du chaos.

Finalement, la porte vers le quai s'ouvre. La foule (dont je fais maintenant partie) se précipite. Une motrice diésel, un wagon à bestiaux, deux wagons de seconde classe et un wagon de première classe ; le convoi est formé.

J'avais décidé que ce voyage ne serait que modérément "roots" ce sera donc la première classe, je n'aurai pas à partager ma place avec deux ou trois poulets.

Cette feignasse de soleil n'est toujours pas levé. 6h40 le train démarre c'est parti pour 8 à 10 heures de trajet. Les paysages sont magnifiques (ter). D'abord des étendues parsemées de ravinal (arbre du voyageur) en s'éloignant progressivement de la côté. Puis ils font place aux palmiers et aux rizières. Une quinzaine de haltes ou gares rythment le parcours. A chaque gare des vendeurs proposent de la nourriture variée.

A chaque gare, des myriades de gamins viennent le long du train. Pendant deux à trois minutes ils sont très mignons avec leurs grands sourires dentés de blanc et leur nez qui coule. Au bout de 10 minutes à scander avec une rigueur de métronome "Vazaha, Vazaha, Vazaha *".
* Complétez vous même la phrase :
"Donne moi la bouteille"
"Donne moi le ballon"
"Donne moi le stylo"; une vague envie de défoulement me vient.
Quant les arrêts durent une trentaine de minutes, j'en viens à penser au meurtre. Finalement, mes neuveux son (presque) supportables.

Entre chaque gare, les paysages sont toujours aussi beaux.

17 heures, le soleil commence à se coucher, nous ne sommes pas encore arrivés. Faute de lumière je ne verrai pas les plantations de thé de Sahambavy.
18 heures passée nous arrivons à la gare de Fianarantsoa, je ne suis pas mécontent.
Arrivée à l'hotel papillon, en face de la gare. La réception se souvient que j'ai fait une réservation, hourra.
Arrivée dans la chambre, joie, je reconnais presque la salle de bain de mon studio parisien.

Petite douche et hop hop restau. Premier plat franchement malgache : ravitoto (porc + brèdes de manioc.
Passage au cyber local, je redécouvre les joies des connexions en octets.

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